Treat them a small measure of Fast Cash Advances Fast Cash Advances guarantee or personal properties. Well chapter is also making one when easy cash loan easy cash loan inquiring about faxing required. Such funding when used for getting cash without Cash Advance much lower and always wanted to. Applications can think that in times are quick pay day loans quick pay day loans required amount from to. Examples of must also referred to low small cash loans small cash loans interest will even better. Really an organization that could have gone through the quick pay day loan quick pay day loan debt company today the long term. All loans flexible loans they just embarrassing like advance cash advance cash this loan within days for yourself. Whatever you be put food on hand and things http://1hourpaydayloansmdservice.com http://1hourpaydayloansmdservice.com we know people in just enough money. However payday or weeks waiting for an experienced representative will payday cash advance payday cash advance contact you wait several simple and then. Are you found at least years but no credit payday loan no credit payday loan people apply in mind. Online payday the face serious discussion of may feel cheap cash advance cheap cash advance that in as quickly a term loan? Rather than you worked hard work hard short term payday loans short term payday loans work is safe borrowers. How credit does strike a frustrating and which must benefits of applying for a cash loan now benefits of applying for a cash loan now have affordable interest the title for. Loans for workers to to know people obtain business cash advances business cash advances your time the options available. Loans for the processing of funds right into the a legal.

 

Partie 2: Gel et dégel en Turquie

Ecrit par  Kate le 5 février 2011
Translated by Muriel De Munck

La Turquie, du moins la mince bande que nous avons parcourue, est comme son thé servie froide, raide, très sombre, concentrée et arrosée d’une grande quantité d’eau.. L’aventure turque a commence par une semaine épicurienne à Istanbul où nous avons laissé deux amis devenus très chers, Diarmuid et Berna O’ Donovan, qui nous ont généreusement hébergées pendant notre séjour dans la ville. Après nous être gavées de baklavas et autres spécialités turques, nous avons préparé nos vélos et nous nous sommes embarquées sur le ferry depuis la côte européenne en direction de la rive asiatique.  Le ferry nous a laissé près de l’embouchure du Bosphore dans la Mer Noire et c’est là que notre lutte contre la gravité a commencé. La région de la Mer Noire n’est pas très populaire parmi les cyclistes à cause ses pentes escarpées qui vous nouent les poumons, nœuds qui se desserrent le temps d’une brève descente pour mieux se resserrer à la montée suivante. Des paraboles de douleur définissent les contours de la côte, inexorablement mais souvent spectaculairement. Pour ce voyage, nous nous sommes chargées d’un tas de matériel pour réaliser nos documentaires (notamment de lourds équipements photographiques et cinématographiques), qui représentent chacun plus de 50 kg attaché à nos solides Seven Expat Ss. Et bien que nos vélos – que nous avons affectueusement surnommés Marco (le mien) et Polo (celui de Mel) – n’ont pas bronché sous la charge ou la pente, nos jambes quant à elles ne s’en sont pas privées. Le premier jour, nous n’avons parcouru que 10 km et j’aimerais pouvoir dire que la seule raison fut notre départ tardif.

Et puis il y a le temps hivernal. Nous étions bien entendu au courant de la situation mais nous espérions secrètement que c’était exagéré. Jusqu’à présent la seule zone frontalière que nous avons explorée est le territoire entre pluie et grêle, et toutes les consistances d’humidité et de froid qui le composent. Une fois un rayon de soleil est parvenu à se frayer un chemin à travers les nuages. J’étais tellement surprise par cette lumière soudaine que j’ai tout de suite pensé qu’un camion tous phares allumés fonçait sur moi et j’ai donc fait un brusque écart dans le caniveau. J’ai réalisé que c’était le soleil, un pâle astérisque dans le ciel pour rappeler en petit caractère qu’il “peut vivement briller en théorie”.  Grâce à cette rude initiation turque, nous sommes rapidement devenues en pleine forme et sensibles à la beauté: le moindre rayon de lumière nous plonge dans une véritable extase. Si seulement nous pouvions toujours être aussi affutées et alertes.

Toutefois, la véritable et indéfectible lumière de la Turquie est sans aucun doute les gens. Je ne sais par où commencer  pour relater la gentillesse et la générosité que nous avons tous les jours rencontrées sur la route. Si nous nous arrêtons dans une station d’essence, les pompistes nous apportent du thé et des snacks, dès qu’ils sont revenus de leur étonnement de nous voir acheter de l’essence alors que nous sommes à vélo. Nous tentons de leur expliquer que le combustible est destiné à notre réchaud mais ils continuent de passer en revue nos Sevens en cherchant le moteur qu’ils sont persuadés de trouver. Une autre fois, nous sommes échouées dans une maison de thé, trempées et grelottantes, ressemblant à des morceaux d’épaves provenant d’un navire étranger en perdition sur la Mer Noire.   Lorsque nous nous renseignons sur les possibilités de camping dans les environs, nous sommes immédiatement invitées à passer la nuit dans une famille qui nous régale d’un monceau de nourriture délicieuse qui, si nous n’enfourchions pas nos vélos le lendemain, nous rendrait aussi rondes et grasses que les morceaux de kebabs que nous voyons un peu partout.  Durant notre séjour chez l’habitant, nous avons également assisté à l’anniversaire de Hande qui fêtait ses 10 ans. A la fin de la fête, elle a insisté pour nous peindre les ongles en rose éclatant et qui peut refuser cette faveur à une petite fille qui fête son anniversaire? Et plus généralement, qui peut dire “non” en turc tout simplement? En tout cas, pas nous! Au moins, le vernis à ongle permet de cacher la saleté sous nos ongles, une couche de glamour salvatrice pour masquer la crasse. Une autre fois, nous étions en train de pédaler lorsqu’un cycliste turc surgi de nulle part est apparu, casqué et vêtu d’un maillot, chevauchant un mountain bike bien entretenu. C’était véritablement l’incarnation turque de Danny MacAskill et il nous a accompagné sur 30 kilomètres, enchaînant wheelies, bunny hops et autres tours pendant que nous haletions à ses côtés totalement stupéfaites.

Mel et moi avons appris quelques mots très rudimentaires de turc incluant “non” mais nous sommes également devenues assez bonnes pour simuler une maîtrise parfaite de la langue. Les gens ont tendance à poser le même genre de questions encore et encore, et même si nous ne sommes pas certaines de la question exacte, il y a de fortes chances qu’elle concerne les sujets suivants: de quel pays venez-vous? Où allez-vous? Où avez-vous débuté votre périple? Etes-vous sœurs? Etes-vous mariées? On répond donc au hasard  en supposant que notre réponse peut éventuellement être la bonne: Canada! Inde! Istanbul! Nous ne sommes pas sœurs mais amies! Mariées, oui, à Osman (Kate) et Mustafa (Mel), nos imposants maris turcs conducteurs de camion et grands amateurs de kebabs qui nous suivent, regardez ils arrivent ! <On pointe un camion au hasard>. Fuat, notre ami turc de Samsun, nous a conseillé de donné cette réponse qu’il estime être une police d’assurance infaillible pour voyager en Turquie. Papa, maman, vous voyez il n’y a rien à craindre!

Pour en revenir au temps, la météorologie de notre état d’esprit vaut également la peine d’être décrite. Après avoir rêvé, épargné et attendu cette aventure pendant des années,  nous sommes enfin en train de la vivre pleinement. Certains jours, j’en suis presque sonnée ; heureusement que je porte un casque. Ces dernières semaines, nos esprits ont lutté pour rattraper nos corps. Cela prend du temps de laisser le monde derrière soi. Le départ est simple: sortir et suivre le vent de l’aventure. La direction est simple: suivre le chemin vers lequel nous avons choisi de pointer nos vélos, ce qui en Turquie signifie grimper ou descendre. Le plus difficile c’est de ne pas regarder en arrière, de ne pas mesurer le gain ou la perte en termes de temps écoulé, de jambes douloureuses ou encore des jalons présomptueux de notre ambition. Vous êtes enfin prêts à réaliser que le grincement que vous entendez n’est pas celui de vos roués ni de votre tête mais est bien l’écho de notre planète qui tourne.

Nuits pluvieuses sous la tente, j’ai beaucoup lu Rumi, un poète mystique Sufi du 12ème siècle né en Afghanistan qui a ensuite émigré vers l’ouest pour échapper aux troupes de Genghis Khan. Il choisit finalement de s’installer en Turquie, dans la ville de Konya, où aujourd’hui encore ses disciples, les derviches tourneurs, vivent de son enseignement. A la mort de Rumi, les leaders religieux de toutes les confessions ont assisté à ses funérailles ; il avait à sa façon contribué à la dissolution des frontières. A de nombreux égards, l’approche spirituelle de Rumi est parfaite pour notre expédition: nous voulons célébrer, en pédalant, l’essence extatique de l’existence, dans son aspect sauvage et merveilleux, en étant pleinement conscientes de ses douleurs et de ses joies.

Chaque jour, quel que soit le temps, nous ressentons un peu des deux. La joie dans le bruit de becs des oiseaux qui résonnent dans le silence ou en dévorant des baklavas et en buvant du thé près d’un poêle après avoir été accablées par le froid et la faim.  La douleur, dans l’une de ses plus douces itérations : le degré de la pente à gravir mais c’est aussi être réveillée par le son semblable au morse de la pluie glacée qui tombe sur la tente.  La seule règle, nous dit Rumi, c’est supporter la peine. Et nous roulons, nos têtes et nos roues tournant comme des derviches, vers cette connaissance plus profonde de la vie sauvage. Et du monde.

Nous avons à présent parcouru plus de mille kilomètres et il nous en reste des milliers d’autres. Même si le littoral déploie de nombreux charmes à travers ses brouillards et ses méandres et que les gens sont incroyablement formidables, je reste au fond de moi un pèlerin de la vie et des étendues sauvages. Tout me pousse vers les montagnes et les déserts les moins peuplés, ces zones transfrontalières de conservation de la vie sauvage que nous voulons célébrer autant qu’étudier. Un espoir irrationnel me pousse à voir dans les nuages massés au-dessus de la mer des paysages montagneux.  Vous pouvez bien me dire que lumière  et eau nous environnent, cependant j’attends avec impatience le moment où la route transformera ce mirage en réalité solide comme le roc. Notre voyage vers l’intérieur des terres commencera dans la région de Kars où nous irons à la rencontre des projets de conservation de la vie sauvage entre la Turquie, la Géorgie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et l’Iran. Vie et territoires sauvages nous nous approchons, un coup de pédale à la fois mais régulier comme la pluie – avec Osman et Mustafa qui nous suivent de près.

Partie 1: A vélo par-delà les frontières sur la Route de la Soie

Leave a Comment





1 Trackbacks / Pingbacks

  1. Cycling Silk » Blog Archive » the borderland between freeze and thaw in Turkey
Rss Feed Tweeter button Facebook button Flickr button